dimanche 22 octobre 2017

Une fille dans la jungle



Titre : Une fille dans la jungle
Auteur : Delphine Coulin
Nombre de pages : 240
Éditeur : Editions Grasset
Date de parution : 23 août 2017
Genre : Littérature contemporaine






«  Cela ressemblait moins que jamais à une jungle, ou alors une jungle froide, de bois et de boue, avec des animaux crottés, et des monstres de métal au loin, sous le crachin. Pas le genre qui fait rêver, avec les perroquets et les feuilles vertes et grasses, où on transpire dans une odeur d’humus. Une jungle du pauvre. Ici, il n’y avait pas un arbre, pas une feuille, pas de chaleur. Et aujourd’hui, c’était silencieux. Cette jungle qui avait été un chaos où des milliers de personnes vivaient, mangeaient, parlaient, se battaient, était devenue un désert, où ils étaient seuls, tous les six.
Six enfants et adolescents dans une ambiance de fin du monde.  »




L'avis de Claudia


J’avais beaucoup aimé le roman Voir du Pays de Delphine Coulin et c’était une évidence pour moi, de lire son nouveau roman. Elle parlait déjà d’un sujet sensible ;  le retour de la guerre en Afghanistan de trois femmes militaires françaises.

Cette fois-ci, elle aborde un sujet délicat, sensible et d’actualité avec brio !

Au moment du démantèlement de la jungle de Calais, 6 jeunes décident de rester afin de tenter de passer en Angleterre.
L’auteure nous plonge dans une réalité terrible, effrayante et bouleversante mais sans pathos. Nous suivons ces jeunes qui essayent de survivre tant bien que mal, s’échappant de leurs conditions terribles (mariage forcé, guerre, famine). Ils souhaitent aller en Angleterre qui pour eux, est synonyme  d’eldorado, où ils espèrent tant, vivre mieux et avoir un meilleur avenir !

Nous sommes happés par l’histoire, par ces jeunes gens, où ils côtoient le pire : la faim, le froid, la peur, les échecs, la saleté la violence, les coups, les viols,…c’est souvent terrible et poignant. Une lutte de tous les jours, des désillusions, mais une force incroyable de vouloir s’en sortir. Captivant, bouleversant et douloureux mais à la fois, pleins d’humanité...un roman de la rentrée littéraire à lire absolument.



jeudi 12 octobre 2017

La tristesse des éléphants


Titre : La tristesse des éléphants
Auteur : Jodi Picoult
Nombre de pages : 448
Éditeur : Editions Actes Sud
Date de parution : janvier 2017
Genre : Littérature Anglo-américaines







Jenna avait trois ans quand a inexplicablement disparu sa mère Alice, scientifique et grande voyageuse, spécialiste des éléphants et de leurs rituels de deuil. Dix années ont passé, la jeune fille refuse de croire qu’elle ait pu être tout simplement abandonnée. Alors elle rouvre le dossier, déchiffre le journal de bord que tenait sa mère, et recrute deux acolytes pour l’aider dans sa quête : Serenity, voyante extralucide qui se prétend en contact avec l’au-delà ; et Virgil, l’inspecteur passablement alcoolique qui avait suivi – et enterré – l’affaire à l’époque.
Habilement construit et très documenté, La Tristesse des éléphants est un page-turner subtil sur l’amour filial, l’amitié et la perte. Savant dosage de mystery, de romance et de surnaturel, ce nouveau roman de Jodi Picoult captive, émeut et surprend jusqu’à son finale aussi haletant qu’inattendu.




L'avis de Claudia

Dès que j’ai vu la couverture de ce roman, j’ai eu envie de le lire. L’image est magnifique et le résumé me semblait prometteur. De plus, j’aime les romans des Editions Actes Sud que je trouve toujours très classe.
J’ai été, j’avoue un peu déroutée pour l’histoire. Ça parle beaucoup des  éléphants et on apprend pleins de choses sur cet animal. Et c’est franchement très intéressant. L’auteure dû faire beaucoup de recherche en écrivant son livre.
Pour l’intrigue, j’ai eu du mal à rentrer dedans. Pour moi, la lecture n’est pas fluide, il faut se concentrer pour ne pas perdre le fil de l’histoire et il y des longueurs. J’ai mis 8 jours pour le lire, ce qui est pour moi, plus long que d’habitude en me demandant si je n’allais pas abandonner en cours. Mais j’ai voulu persister car j’ai lu de très bons avis sur le net.
J’ai fini par m’attacher aux personnages et particulièrement à Alice, voulant savoir ce qu’il s’était passé la nuit où elle avait disparu et surtout si elle était toujours vivante. J’ai donc suivi l’enquête que sa fille de 13 ans, Jenna a entrepris, avec l’aide d’un ancien flic et d’une voyante ! Il faudra attendre la moitié de l’histoire pour avoir enfin des éléments pertinents !
Je suis un peu déçue de la fin malheureusement. Même si l’auteure nous apporte toutes les réponses à l’intrigue, je n’adhère pas à ce qui reste pour moi le domaine de l’imaginaire, ou du surnaturel car cela ne me « parle » pas.

Malgré tout, je n’ai pas regretté de lire ce roman car il est bien écrit avec une intrigue intéressante et originale. 

mardi 3 octobre 2017

Bakhita

Titre : Bakhita
Auteur : Véronique Olmi
Nombre de pages : 455
Éditeur : Editions Albin Michel
Date de parution : 23 août 2017
Genre : Littérature Contemporaine








Bakhita, née au Darfour au milieu du XIXe siècle, est enlevée par des négriers à l'âge de 7 ans. Revendue sur un marché des esclaves au Soudan, elle passera de maître en maître, et sera rachetée par le consul d'Italie. Placée chez des religieuses, elle demande à y être baptisée puis à devenir sœur.

L'avis de Claudia


C’est l’un des romans incontournable de la rentrée littéraire 2017 ! Et c’est grandement justifié ! Un livre qu’il faut absolument lire…
C’est un magnifique roman, tellement bien écrit, qu'il ne faut pas passer à côté de cette terrible histoire...Elle nous bouleverse et à la fois, elle est  incroyable.
Comment ne pas être touchée par l’histoire de cette petite fille de 7 ans, enlevée et vendue comme esclave. Les coups, les humiliations, les privations qu’elle subit ainsi que ces camarades nous bouleverse. Toutes ces horreurs révélées, nous font souffrir…car nous savons pertinemment que cela a existé ! C’est difficile à lire, il y a tant de cruauté, mais malgré tout, nous sommes happées par Bakhita que nous suivons page par page… presque une biographie !
Un très beau roman, une pépite qu’il faut lire, et faire partager à son entourage.